Richmond: Véronique Vigneault lance sa campagne

Written by on 8 août 2018

Le 8 août 2018 - mise à jour à 12h47 - L'équipe des Provinciales 2018

Vendredi dernier, le 3 août, la candidate péquiste dans Richmond, Véronique Vigneault, lançait officiellement sa campagne électorale en vue du déclenchement prochain des élections par le gouvernement Couillard. L’équipe des Provinciales 2018 à CFAK était sur place afin de s’entretenir avec elle.

Appuyée par le maire de la municipalité de St-Camille, Philippe Pagé, par le député péquiste de Saint-Jean, Dave Turcotte et par le candidat du PQ dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, Véronique Vigneault a reçu les médias ainsi qu’une trentaine de militants sur le terrain de la Maison des jeunes de Rock Forest. Pour elle, l’endroit est chargé de sens, alors qu’elle y a été intervenante par le passé. Lors de cette traditionnelle « épluchette de blé d’inde politique », elle en a profité pour annoncer que son local électoral sera mobile. En effet, elle a présenté une « roulotte » à son effigie qu’elle souhaite utiliser pour parcourir les 22 villes et municipalités de la circonscription de Richmond.

 

En mode « écoute » plutôt qu’en mode « propositions »

Lorsqu’on lui demande ce à quoi les électeurs pourront s’attendre comme campagne, la jeune candidate nous indique qu’elle compte mener une campagne très active, à son image. Elle désire être en mode solution afin d’aider les gens et les communautés à se faire entendre. « Je vais être centrée à écouter les gens plutôt qu’à proposer des idées. Les gens, les solutions, ils les possèdent déjà ».

Nous lui avons donc demandé si elle n’avait pas peur de se faire reprocher de ne pas réellement avoir d’idées. Elle considère que les gens sont un peu cyniques, désillusionnés. Selon elle, les moyens d’atteindre un objectif sont très variés et doivent passer par les communautés. Vigneault affirme cependant que d’aider à réduire les inégalités est son cheval de bataille. « J’arrive avec plus que des idées, j’arrive avec des valeurs, avec des convictions profondes ». Elle considère avoir aidé à améliorer la communauté en tant qu’éducatrice et en tant qu’actrice du développement économique, Maintenant, elle compte poursuivre cet engagement avec l’outil politique, qui est, selon elle, « l’outil ultime ».

Madame Vigneault affirme aussi qu’elle se battra pour l’établissement d’un système de scrutin proportionnel. Selon elle, c’est une des solutions pour qu’il y ait moins d’inégalités de représentation, surtout pour les régions: « Si on veut que les gens veulent vivre en région, ils doivent pouvoir décider en région ».

La candidate qui désire être sur le terrain présentait ainsi son « local mobile ». Un véhicule récréatif du type « roulotte » conduit par son conjoint. C’est selon elle la solution pour aller vers les gens dans la (très) grande circonscription de Richmond. Elle nous avoue qu’elle n’aura pas de local électoral permanent. À la question lui demandant comment elle et son équipe allaient travailler lors du Jour J pour faire sortir le vote, on nous répond qu’ils vont « s’organiser ». Elle affirme être déjà en « mode députée ». « Quand les gens soulèvent des problèmes,  moi je m’en vais pas dans les journaux, les médias dire que ça a pas d’allure; qu’il faut changer ça; que je m’engage à faire ça… Non, tout de suite, j’essaie de voir les solutions qui existent déjà, comment on peut les améliorer. » Elle répète d’ailleurs cette phrase lors de son allocution devant ses militants et en présence de Guillaume Rousseau, candidat du PQ dans Sherbrooke, celui-la même qui occupe une grande place médiatique à chaque semaine afin de s’exprimer sur beaucoup de sujets d’actualités.

 

Le PQ, Vallières et opportunisme

À propos de se porter candidate pour un parti qui performe très mal dans les sondages, Vigneault confie qu’elle ne choisirait jamais un parti par opportunisme. Elle en profite d’ailleurs pour faire l’éloge de Karine Vallières, la député libérale dans Richmond qui ne sollicite pas de nouveau mandat ainsi que pour le père de cette dernière: « Richmond, ce n’est pas un comté libéral, c’est un comté Vallières (…) Ils ont toujours été proches de la communauté au service des citoyens plutôt que d’un parti, je ressemble plus à Karine et Yvon que d’autres candidats ». Enfin, la candidate péquiste affirme que « Les gens vont pouvoir compter sur moi à long terme, je ne partirai pas en cours de mandat » écorchant ainsi  au passage son adversaire libérale Annie Godbout, qui sollicite un mandat provincial avec le PLQ alors qu’elle a été élue pour 4 ans, il y a moins d’un an, comme conseillère municipale de l’arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.

 

L’entrevue intégrale avec Véronique Vigneault ici:

Pénurie d’Épipen en Estrie

Dave Turcotte, député de Saint-Jean est aussi porte parole de l’opposition officielle en matière d’industrie pharmaceutique. Nous lui avons demandé comment un gouvernement provincial pouvait agir, dans son champ de compétences, afin d’éviter que la situation ne se reproduise. Le député dit qu’il faut créer un environnement économique favorisant la saine compétition, afin d’éviter les monopoles lorsque cela est possible. Selon lui, le modèle mis en place par le ministre Barrette favorise les monopoles.

La réponse de Dave Turcotte:

 

 

En vidéo:

 

 

En photos:

 

Véronique Vigneault lance sa campagne

Véronique Vigneault lance sa campagne

Philippe Pagé, maire de St-Camille

Philippe Pagé, maire de St-Camille

Véronique Vigneault lance sa campagne

Véronique Vigneault lance sa campagne

Le maire de Saint Camille, Guillaume Rousseau, Véronique Vignault et Dave Turcotte

Le maire de Saint Camille, Guillaume Rousseau, Véronique Vignault et Dave Turcotte

Véronique Vigneault lance sa campagne

Véronique Vigneault lance sa campagne


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